Hydrocarbures

Gabon : le secteur pétrolier menacé de paralysie

Publié le 05/12/2018

La crise qui couve entre l’Organisation des employés du pétrole (ONEP) et la société Total Gabon semble se corser. Après plusieurs rencontres infructueuses, avec plusieurs membres du gouvernement gabonais, dans le but de trouver une issue au contentieux qui oppose les deux parties, l’organisation intersyndicale a déposé un préavis de grève, le 3 décembre dernier, sur la table du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet.

Selon les termes de ce préavis, l’ONEP envisage de paralyser tout le secteur pétrolier gabonais, si aucune avancée n’est observée jusqu’à la date du 10 décembre à 23h59.

Selon Sylvain Mayabi Binet, SGA de l’ONEP, « Ce préavis est reconductible. Passé ce délai, si aucune évolution satisfaisante n’est constatée, L’ONEP déclenchera la grève, le mardi 11 décembre 2018, à partir de 6 heures, au sein de toutes les installations (sites et bases) des entreprises du secteur pétrolier et activités connexes, pour une durée de trois jours ».

Le cahier des charges de l’ONEP comprend 18 points. Il s’agit, entre autres, du rétablissement des conditions de base nécessaires à un véritable dialogue social ; la réintégration immédiate et sans condition de l’ensemble des six travailleurs gabonais licenciés illégalement par Total Gabon, avec paiement des salaires dus ; l’application stricte, par les employeurs du secteur pétrolier et activités connexes, de l’assiette de calcul des heures supplémentaires, la révision du salaire horaire auquel s’applique la majoration est le salaire effectif qui comprend toutes les primes inhérentes à la nature du travail effectué (prime de chantier, prime de risque, prime de hauteur, prime de danger, prime d’insalubrité…).

Les revendications de l’ONEP concernent également le paiement des sommes dues avec effet rétroactif ainsi que l’exonération totale d’impôt sur la retraite complémentaire et l’ISR de départ à la retraite.

Stéphane Billé