Mozambique : le FMI valide un prêt de 60 millions $ au titre de la FEC

Publié le 10/07/2024

En 2022, le Mozambique avait obtenu un financement de 456 millions $ du FMI pour soutenir un programme de réformes. Après quatre examens de l'accord, l’institution relève des performances mitigées, et encourage à la poursuite des réformes engagées.

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le lundi 8 juillet 2024, le décaissement de 60,03 millions de dollars en faveur du Mozambique, dans le cadre de la quatrième revue de l’accord au facilité élargie de crédit (FEC).

Ce programme, approuvé initialement en mai 2022 et totalisant environ 456 millions de dollars, vise à soutenir les efforts des autorités mozambicaines pour rétablir la stabilité macroéconomique, assurer la viabilité de la dette et favoriser une croissance économique plus forte et inclusive grâce à diverses réformes structurelles.

L'institution a cependant noté que la mise en œuvre du programme de réformes a donné des résultats mitigés. Trois des quatre critères structurels ont été atteints et deux des quatre critères de performance quantitatifs ont été respectés.

Le FMI a également souligné que la croissance économique du Mozambique, bien que toujours positive, devrait ralentir, passant de 5,4% en 2023 à 4,3% cette année, en raison de conditions financières restrictives qui freinent l'activité économique.

« Bien que les pressions inflationnistes aient diminué, le Mozambique fait face à des risques importants, principalement dus aux événements climatiques défavorables et à une situation sécuritaire fragile », a déclaré Bo Li (photo), directeur général adjoint du FMI.

Ce pays d’Afrique australe, confronté depuis 2017 à une insurrection islamiste dans sa région nord riche en gaz naturel, a vu son économie se fragiliser après le passage du cyclone Freddy en 2023. Cela a causé d'importants dégâts matériels et humains, exacerbant l’insécurité alimentaire déjà présente dans le pays.

Outre les perspectives économiques, le Fonds a insisté sur la nécessité pour les autorités mozambicaines de poursuivre l'assainissement budgétaire, compte tenu de l'endettement élevé du pays et des conditions de financement serrées.

« La mobilisation des recettes et la rationalisation des dépenses liées à la masse salariale sont essentielles pour créer un espace budgétaire permettant de financer des dépenses sociales et de développement hautement prioritaires », a ajouté Bo Li.

Charlène N’dimon